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2 ans d’entrepreneuriat : bilan et retour d’expérience

Le 1er mai 2021, cela fera deux ans que je suis indépendante. J’avais envie de retracer dans cet article les différentes leçons qui m’ont été transmises par l’entrepreneuriat !

1) Identifier ses peurs pour se sécuriser

Ce que j’apprécie plus que tout dans cette aventure, c’est la flexibilité. En tant qu’indépendant, tu as le droit de faire évoluer ton activité, de l’affiner, c’est un projet vivant. Mais cela implique d’être constamment en sortie de zone de confort. C’est challengeant ! De mon côté, j’ai fait face à la peur de manquer financièrement et la peur du syndrome de l’imposteur.

J’ai quitté mon poste de chargée marketing en rupture conventionnelle en avril 2019. Dans la foulée, j’ai créé ma microentreprise en étant au chômage. Cela m’a permis de rassurer ma peur de manquer : grâce aux cotisations Pôle Emploi, je bénéficie d’un filet de sécurité. En étant sous le régime de microentreprise, si je produis suffisamment de chiffres d’affaires, je ne touche pas mes allocations. Si je fais très peu ou 0, je perçois un pourcentage ou la totalité de mon indemnisation. Alors bien sûr, il y a une chute de revenus, mais c’est toujours mieux que rien !

À ce moment-là, mon projet est clair : me lancer comme consultante et formatrice en marketing digital. Premièrement, c’est un métier que j’exerce depuis plusieurs années comme salariée en agence et en startup : je connais mes compétences, je suis formée, je me sens légitime. En revanche, je sais aussi que le marketing et moi, nous arrivons au bout de notre relation.

Mon objectif ? Rester dans l’accompagnement, mais basculer progressivement mon activité vers 100 % de coaching professionnel. Pour cela, j’ai besoin de me former ! J’enchaîne les interviews métiers, j’épluche Internet et je trouve l’école qui va m’enseigner cette incroyable aventure. J’utilise en grande partie mon CPF pour financer ce projet et une partie de mes économies personnelles.

2) Avancer étape par étape

Pour créer mon projet, j’étais tétanisée par l’administratif, j’ai fait appel à mon autoentreprise pour obtenir mon numéro de SIRET sous 24 h. C’est également eux qui m’ont conseillé sur les impôts ou encore mon passage à la TVA et je les recommande vivement (et vu que je change de statut, c’est aussi eux qui vont m’aider à clôturer ma micro).

J’ai réfléchi sur mon projet pendant plusieurs mois avant de me lancer. Je passais toutes les réunions de mon ancien open space à réfléchir, à chercher des infos. En amont, j’avais recherché des missions de sous-traitance en freelance, ce qui m’a permis de trouver assez vite une mission longue et quelques petites missions ponctuelles ici ou là. C’était la configuration parfaite pour lancer mon projet (et je sais que tout le monde n’a pas cette chance, j’en suis profondément reconnaissante).

Afin de me sentir capable de créer mon projet, de définir les étapes, les évolutions possibles, il a déjà fallu que j’apprenne à me connaître. J’ai pour ma part fait le choix d’être accompagnée par différentes personnes (coaching, hypnothérapie, conseil…) durant près de 8 mois. Avec le recul, c’est ce qui m’a permis de comprendre la différence entre dépenser et investir. Investir en moi m’a permis de me sentir beaucoup plus stable au moment de lancer mon projet : j’avais la trouille, je l’ai toujours, mais j’ai identifié des ressources pour m’aider. Je sais que j’ai le gène kangourou intégré à mon ADN et que je rebondis toujours !

Et j’ai surtout une certitude : dans tous les métiers de relation d’aide, il est essentiel et nécessaire d’être bien avec soi avant d’accompagner les autres.

3) Entreprendre t’oblige à faire équipe avec toi

Entreprendre, c’est un accélérateur de particules, un marathon infini avec des pics d’adrénaline et des sorties de route. C’est des montagnes russes et parfois plusieurs fois par jour. Tu vas non seulement exercer ton cœur de métier, mais aussi adopter les casquettes de comptable, chargée administrative, juridique et financière, ressources humaines, communicant et commercial. (Même si tu détestes cordialement l’administratif comme moi, tu vas devoir t’y mettre.)

Se faire confiance

Avoir confiance en soi, c’est tout un sujet ! Ce qui m’a aidé, c’est la méthode des petits pas. Un pas après l’autre. Une problématique après l’autre. Un apprentissage après l’autre. Il y a beaucoup de choses à penser et il n’y a jamais de bons moments. Bref, il va falloir prendre son courage à deux mains et sauter du nid ! Aujourd’hui, je ne sais toujours pas dire si j’ai pleinement confiance en moi (parce que c’est en mouvement constant), mais je sais qu’entreprendre m’a aidé à me réconcilier avec moi-même.

Entreprendre, c’est un apprentissage par essai — erreur

L’entrepreneuriat est un apprentissage par essai-erreur permanent. Je m’imagine souvent à la tête d’une pirogue et j’apprends autant que possible à utiliser les rames correctement avant les chutes d’eau. Ça ne marche pas toujours, mais, je me suis relevée à chaque fois, parfois avec quelques impacts dans la coque. Je pagaie de mieux en mieux !

Lorsque les jours sont gris, j’essaie d’accepter de sombrer dans mes peurs pour les entendre, les affronter et m’accrocher de toutes mes forces au retour du soleil et du printemps.

4) La santé mentale de l’entrepreneur

Ce qui m’amène à un autre sujet essentiel pour moi : la santé mentale. Il n’y a pas de recettes pour entreprendre. De mon côté, j’ai pris plusieurs fois le mur de l’épuisement en pleine tête avant de comprendre qu’il allait falloir me préserver pour tenir sur le long terme.

Malgré la charge mentale beaucoup plus importante, je suis mille fois plus sereine aujourd’hui, que lorsque j’étais salariée. En effet, je peux écouter mon rythme biologique : je suis ultra productive entre 7 h et 11 h. À partir de 15/16 H, c’est vraiment compliqué pour moi d’être 100 % focus. Je suis mille fois moins sollicitée par les émotions envahissantes de l’open space. Pas de transports en commun. Travailler en silence si j’en ai envie. Écouter de la musique sans casque. Choisir ma lumière. Faire une pause sur mon balcon au soleil. Tout ça, participe à mon bien-être.

En étant solopreneur, la vitalité de mon projet est intrinsèquement liée à mon énergie. Prendre soin de moi n’est plus une option, c’est une nécessité !

Diminuer autant que possible les sources de stress majeures

Ce qui me terrorise toujours autant, c’est de voir mon corps me lâcher. Je travaille seule, si je tombe, je perds mes clients et je ne rentre pas d’argent. Ce qui est un problème auquel je vais m’attaquer bientôt afin d’avoir un modèle économique plus varié et avoir davantage de trésoreries d’avance.

Je ne suis pas infaillible. Les coups de déprime que j’ai vécu après le premier et le deuxième confinement me l’ont bien rappelé. Aujourd’hui, je me sens plus apaisée. Si je dois reprendre un travail alimentaire pendant quelques mois parce que la situation mondiale est incertaine, c’est OK. Si j’arrive à développer mon activité en parallèle de mes droits au chômage, c’est OK aussi. Ça ne fait pas de moi quelqu’un qui profite du système, mais quelqu’un qui a cotisé depuis mes tous premiers jobs d’été à cette assurance.

Bien sûr, si je fais le ratio, il s’agit de quelques mois difficiles sur 24. On ne peut pas avoir 365 jours de soleil par an. Mais nous avons tous été bercés par cette image de l’entrepreneur qui est un super héros, qui réussit tout, qui ose, qui est confiant et sûr de lui, qui a la capacité de ne jamais s’arrêter et bosser 15 h par jour. C’est un mythe. Ce n’est pas vrai. Et c’est même à cause de cette connerie qu’autant d’entrepreneurs se brûlent les ailes.

C’est à chacun de trouver le moyen de construire sa route, en fonction de son énergie, ses besoins, ses envies. J’aime profondément mon job et ma situation, mais je n’ai plus envie de me faire mal. J’espère sincèrement réussir à garder un rythme aussi stable que possible.

Prendre soin de sa santé mentale

Afin de tenir sur le long terme, la solution qui fonctionne pour moi est la suivante : avoir construit une boîte d’activités ressources. J’ai écrit, noté toutes les activités qui pouvaient me ressourcer, m’apaiser, m’aider à revenir dans mon corps.

Rester en lien autant que possible avec de vraies gens de la vraie vie. Couper la TV, la radio, les infos. Dormir. Accepter sa vulnérabilité et oser dire « non, là, ça ne va pas ». Limiter les écrans et les réseaux sociaux (ça, j’ai encore du boulot !). Ne pas avoir peur d’aller voir un thérapeute. La course à pied (c’est la vie !). Les balades en forêt. Écrire. Lire des livres ésotériques (ma passion cachée). Être au contact d’animaux. Suivre des visualisations guidées. Être attentive à mon cycle menstruel et mes phases d’énergie.

5) Entreprendre impacte tous les domaines de vie

Comme dans 100 % des métiers et des statuts, entreprendre n’est pas toujours une partie de plaisir. Dans ces moments-là, avoir une oreille attentive pour nous réconforter est vital. Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai voulu tout envoyer valser à cause d’une déclaration administrative qui était en plein bug ou d’un problème de virement automatique qui ne se faisait pas dans les temps (et je ne parle même pas de ma déclaration d’impôts qui m’a donné des sueurs froides). À chaque fois, mon mari a su l’accueillir, me réconforter, m’encourager. J’ai la chance de ne pas être jugée par ma famille (ils ne sont plus à une idée folle près), j’ai la chance d’avoir rencontré sur mon parcours d’autres indépendants et d’avoir un espace de parole sacré à leur côté.

Entreprendre, changer de boulot, s’écouter, c’est un projet de vie au global qui embarque notre entourage proche, celui avec lequel on partage le quotidien et je ne sais pas comment je ferai si je devais affronter tout ça, toute seule.

6) Investir en soi

Je parlais quelques lignes plus hautes de la différence entre dépenser et investir. Je dépense lorsque je paie mes taxes et mes charges. Qu’on s’entende bien, cet argent dépensé est utile et nécessaire. J’investis lorsque j’achète quelque chose qui m’aide à grandir, à aller plus vite, plus loin, à prendre du recul, à me déployer.

En 2019, j’ai financé ma formation de coaching et celle de la CCI pour bien comprendre les rouages de l’entrepreneuriat. Puis, en 2020, j’ai acheté des livres, des magazines, mais je me suis surtout offert un mastermind entre entrepreneurs débutants auprès de Charlotte Appietto puis un coaching individualisé auprès de Christine Deloupy.

Je me suis rendu compte que mon projet était un organisme vivant qui grandissait très vite, parfois plus vite que moi. Investir en mastermind et en coaching m’aide à prendre du recul et à sortir de ma roue de hamster. Ça n’a pas de prix !

Investir, une obligation ?

Est-on obligé de dépenser dans son business ? Mille fois non. Il y a des dizaines d’ateliers gratuits ou des possibilités de travailler en échange de compétences. À ce jour, je ne regrette aucun des investissements que j’ai faits, car ils m’ont aidé à sortir la tête de l’eau et à impulser une nouvelle énergie. Dès que je peux faire appel au CPF ou à d’autres types de financement, je n’hésite pas une seule seconde. Il ne faut pas hésiter à se renseigner, car entre Pôle Emploi, les OPCO, le CPF et d’autres associations, il est vraiment possible de se former sans trop dépenser.

7. Sortir de sa bulle

Alors, bien que ce soit mon premier métier, j’ai été une quiche absolue dans la com’ et le marketing. J’ai eu du mal à gérer cette partie-là par stress de montrer mon nouveau métier, par stress d’être jugée et par manque de temps parce que j’avais un petit peu trop de projets sur le feu… et qu’entre temps notre ami COVID a débarqué ! Malgré tout, j’ai jonglé comme j’ai pu entre les confinements.

Provoquer des rencontres

Dès que j’ai pu, j’ai essayé de participer ou d’organiser des événements. Par exemple, en novembre 2019, j’ai participé à une journée de conférences She Means Business comme intervenante sur l’entrepreneuriat féminin. En mars 2020 j’ai co-organisé avec Alexandre Dana, la première soirée Livementor à Grenoble, sur la thématique de l’alignement dans sa création d’entreprise, quelques semaines avant le premier confinement. Livementor a été un pilier énorme dans ma progression et je ne les remercierai jamais assez de faire grandir leurs équipes freelances avec eux, en toute souplesse, liberté et autonomie.

Plus récemment, en février 2021, j’ai participé au Sommet du Déclic organisé par deux très chouettes personnes : Lucie Diez et Alizée Eychenne. Une vingtaine d’indépendants partagent leurs parcours et tu peux acheter les replays des vidéos si tu le souhaites !

Ensuite, le bouche-à-oreille a fait son travail. Mais clairement, c’est insuffisant. Il va falloir que j’aille taper la discute avec mes amies « organisation », « régularité » et « persévérance » pour changer tout ça.

8) Diversifier ses sources de revenus

Mon erreur principale a été d’avoir que deux clients majoritaires sur ma première année. Ce qui est absolument parfait pour se lancer et se former en parallèle, mais la situation ne doit pas s’éterniser, car c’est beaucoup trop stressant ! En cas de problèmes, de mon côté ou du leur, les conséquences sont angoissantes. C’est quelque chose sur lequel j’ai rapidement travaillé et j’ai essayé de diversifier avec plus de « petits » clients. J’ai donc arrêté les missions longues (plus de 2/3 mois de prestations) afin de rester maître de mon temps, de ma trésorerie et de ma liberté.

9) Ne pas sous-estimer les charges et les impôts

Je ne suis pas fan des business plans à 3 ans, mais avoir conscience de ses charges dans un tableur Excel est vraiment, vraiment crucial. Le statut de microentreprise ne coûte pas cher, est très flexible et demande une comptabilité super simplifiée ! C’est donc super avantageux.

Les charges fixes

A prévoir dans ton activité de prestation de services :

  • 22 % de cotisations URSSAF (sur le régime de microentreprise, tu cotises que si tu as du chiffre, c’est donc plutôt une bonne nouvelle de donner des sous à l’URSSAF)
  • Les impôts
  • La Cotisation Foncière des Entreprises (environ 300 € par an dans ma région)
  • Frais de mutuelle, prévoyance et assurance (je suis chez Wemind et ils sont géniaux).
  • Supervision (obligatoire dans mon métier)
  • La TVA : la TVA, c’est une taxe de 20 % dans mon secteur d’activité qui vient se greffer à mes prix. En échange de collecter la TVA sur mes prestations, je peux la déduire sur certains de mes achats professionnels. D’où l’importance absolue de ne pas commencer avec des prix trop bas en se disant, ce n’est pas grave, je suis débutant ! Parce qu’une fois qu’il faut augmenter les prix de 20 %, la marche est haute. Si tu veux en savoir plus sur la TVA, je te conseille cet article. Sache qu’en micro sur de la presta de service, tu es assujettie à cette taxe autour de 34400 à 36500€ de CA.

Les charges variables

Une fois tout cela déduit, il faut compter les frais variables : formations, logiciels, les sous-traitances éventuelles (création de logos par exemple).

Enfin, sur le salaire que je me verse, je compte également un pourcentage de RTT et congés payés, ma retraite et mon chômage (puisqu’en tant qu’indépendant, tu ne cotises pas sur ces sujets, ou à des taux dérisoires. Si ta boîte ferme et que tu n’as pas d’économie, tu n’as rien).

Enfin, il y a un point sur lequel j’attire toute ton attention : le versement libératoire de l’impôt sur le revenu. Je te conseille cet article qui t’explique le pourquoi du comment : mais, si j’avais activé cette option dès le début, j’aurais payé 2,4 fois moins d’impôts. Ça fait une jolie différence !

Morale de l’histoire : le rapport à l’argent est tout le temps challengé lorsque l’on est indépendant. Il faut être vigilant à trouver l’équilibre entre vivre de son activité et pour autant ne pas oublier de vivre pour sa mission !

10) De microentreprise à société

Pour moi, le statut de microentreprise est absolument génial pour tester son activité et se lancer. Il est possible de laisser grandir sa micro jusqu’à atteindre le palier de chiffre d’affaires (70 000 € pour les prestations de services).

De mon côté, j’ai fait le choix, malgré la grande fragilité de mon chiffre d’affaires (environ 40 000 € en 2020, ce qui pour moi est une petite victoire et qui d’un point de vue comptable ne vaut quasiment rien) de passer en société.

Le choix de l’EURL

Sur les conseils de mon comptable, découvert via Business Story, je passe en EURL pour plusieurs raisons :

  • Premièrement, je vais rester dans la catégorie des créateurs d’entreprise au niveau de Pôle Emploi ce qui va me permettre de percevoir 100 % de mon allocation chômage et de mettre de côté le chiffre d’affaires généré sur ma société
  • Deuxièmement, lorsque l’on est micro-entrepreneur, on est engagé en tant que personne physique. En société, c’est une personne morale. Grosso modo ça signifie que juridiquement, c’est quand même beaucoup plus safe
  • D’un point de vue purement psychologique, qui ne concerne que mon cerveau, la microentreprise est associée à un projet qu’on teste. Ce n’est pas un « vrai » projet. C’est très con, c’est une croyance limitante que j’ai et dont je n’arrive pas à me débarrasser. Passer en EURL, c’est assumer mon statut, mon métier de coach et y croire corps et âme. (On a tous des problèmes hein !)
  • Enfin, l’EURL va me demander de cotiser beaucoup plus (45 % de ma rémunération), mais cela me permet d’avoir une meilleure assurance globale (cotisation à la retraite par exemple) et de pouvoir déduire certains frais professionnels (formations, frais de déplacement…) et donc de percevoir certains avantages fiscaux

Ce qui me fait très peur dans la gestion d’une EURL c’est la lourdeur administrative, comptable et juridique. C’est pour cela que je paie désormais un comptable et une juriste pour m’aider : je vais donc diminuer mon stress administratif et je n’aurais plus peur de mal faire !

Deux ans d’indépendance, deux ans d’apprentissage à vitesse V

Les grandes victoires de ces deux ans de freelancing sont :

  • Avoir osé prendre mon envol parce que l’aventure n’est pas facile tous les jours, mais profondément épanouissante pour mon rythme de vie et ma personnalité
  • Oser investir pour prendre du recul : mastermind, coaching. Mais aussi échange de compétences avec les copines freelances coachs, mentors, formatrices pour avoir un espace de paroles, d’échanges, de conseils, de retour d’expérience. Ces échanges lancés début 2021 sont en train de changer ma vie !

Ces deux premières années, surtout en 2020, ont été un super terrain d’apprentissage. Mais à l’avenir, je veux faire les choses différemment. Alors, ce que j’essaie désormais de mettre en place, c’est de plus m’écouter, plus croire en moi, moins me dévaloriser et être plus régulière dans ma communication, mon marketing, mon développement commercial.

Côté financier, je fais face à une réalité, je suis obligée d’augmenter mon TJM (taux journalier moyen) pour compenser et assumer les charges d’une société. Je dois réajuster mon modèle économique et c’est OK !

Et maintenant ?

L’avenir c’est de penser qu’il n’y a jamais de bons moments et de croire profondément que j’ai les ressources pour rebondir dans ce contexte de pandémie et pour tous les obstacles à venir. Essayer de ralentir, de prendre plus de temps pour moi, plus régulièrement. Apprendre à dire non aux missions qui me stimulent moins pour ne garder que l’essence de mon activité. Assumer pleinement mon statut. Me donner les moyens de mes ambitions. M’autoriser à échouer encore et encore. Me donner le droit de continuer. Me donner le droit de réussir.

Et ça, ce sera déjà un grand succès !

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