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Victime du syndrome de l’imposteur, mais je me soigne !

Le syndrome de l’imposteur, c’est vivre avec le sentiment profond de manquer de légitimité, de ne pas croire en ses capacités et d’avoir par conséquent, une faible estime de soi. Les victimes du syndrome de l’imposteur sont très souvent des ultras perfectionnistes, qui produisent un travail d’une qualité dingue. Pourtant, elles ont tellement de difficultés à reconnaître leur talent qu’elles peuvent finir par croire que le peu de choses réussies provient de l’intervention des autres, d’un phénomène extérieur, de la chance, de sa bonne étoile.

Syndrome de l’imposteur ou syndrome de l’autodidacte ?

Le syndrome de l’imposteur touche tout le monde : 

  • Les autodidactes particulièrement qui peuvent douter de leurs compétences, car ils n’ont pas de formations officielles (ce qui n’enlève absolument rien à leur talent et leur expérience !)
  • Les entrepreneurs qui apprennent des millions de choses en peu de temps
  • Les accros aux diplômes qui auront tendance à cumuler les apprentissages, car ça ne leur semble jamais assez.

Les symptômes du syndrome de l’imposteur 

Tel qu’il a été formulé par l’équipe de professionnels en psychologie qui l’a mis au point, le syndrome de l’imposteur se caractérise par trois éléments :

  • Se persuader que les autres surestiment à chaque fois nos compétences et nos qualités
  • Croire profondément qu’un jour le masque va tomber et que le monde entier va découvrir notre imposture 
  • Penser que les réussites viennent d’ailleurs

Si vous avez beaucoup de difficultés à reconnaître vos réussites, à accorder du crédit à vos actions et à reconnaître vos capacités et vos talents, alors il est fort probable que vous soyez touchés ! Bien loin de moi l’idée de tomber dans les stéréotypes, mais les femmes sont généralement plus touchées que les hommes, un peu comme si le syndrome de l’imposteur leur collait à la peau et qu’il leur était particulièrement compliqué de s’autoriser le succès.

Sensation d’imposture : quelles sont les causes ?

Les causes peuvent être multiples : hypersensibilité, peur d’échouer, manque de confiance ou d’estime de soi… Il existe autant de causes que de personnes ! Aujourd’hui, qu’est-ce qui vous empêche d’oser ? Je crois profondément que l’être humain ne fait pas les choses par hasard. Si vous restez dans une situation inconfortable, je suis sûre qu’il y a un avantage à rester sur place plutôt que d’oser y aller. Alors, sur quoi ou sur qui pouvez-vous vous appuyer pour avancer ? Qu’est-ce qui fait sens pour vous ?

Plus vous serez connectés à votre WHY, vos valeurs, votre mission de vie (appelez-le comme vous voulez), plus vous pourrez augmenter votre sérénité et votre calme. Des exercices de respiration, de visualisation, de méditation peuvent également vous aider à calmer le mental et à revenir dans votre corps et ainsi débrancher le vélo qui tourne à toute vitesse dans votre tête.

Vaincre le syndrome de l’imposteur

La confiance en soi, c’est être en sécurité intérieure. Elle représente notre capacité à faire, à se sentir à la hauteur. Je suis sûre que vous avez déjà remarqué que lorsque vous vous tenez droit, que vous êtes actif et gardez la tête haute, vous vous sentez plus en énergie que si vous restez couché dans votre canapé. Un des moyens de la booster est donc d’augmenter votre énergie.

Si votre confiance est liée à votre capacité, votre estime est liée à combien vous êtes importants pour vous-même. Soigner son discours intérieur, la façon qu’on a de se parler, les petites voix dans nos têtes qui sont plus souvent dans le jugement que dans le respect de nous. Accepter sa vulnérabilité, c’est apprendre à réconcilier son corps, ses émotions et son esprit.

Changer de regard sur soi et sur l’échec

La peur de l’échec est présente dans 100 % des projets qu’on crée. Elle est liée à deux stimulations : le challenge lié à la concrétisation et les peurs réelles. Comment apprendre à la gérer et la surpasser ? Dans le pire des scénarios que pourrait-il se passer ? Comment pourriez-vous éviter ce scénario et le réparer s’il se présente ? L’excellent exercice de Tim Ferris issu de son TEDx peut vous aider ! 

Cette peur d’échouer, elle est intimement liée au regard que vous portez sur vous. Faisons un test !

  • Comment souhaitez-vous qu’on vous parle ?
  • Comment vous parlez — vous ?
  • Quelle est l’ampleur de l’écart entre les deux ?
  • Que pouvez-vous vous dire de plus respectueux et bienveillant ?
  • Quand vous vous parlez à vous-même comme vous souhaitez qu’on vous parle, que constatez-vous ?

Vous pouvez également écrire une lettre à l’enfant que vous étiez : que lui diriez-vous pour qu’il ose s’assumer aujourd’hui ?

Avancer étape par étape avec la méthode des petits pas

Aucun être humain n’a appris à marcher en quelques heures. Il a appris à développer ses muscles, sa motricité, a fait appel à la patience, à la persévérance. Enfin, il a pu tenir sur ses deux pattes !

La méthode des petits pas se résume en une phrase : quelle est la plus petite tâche que vous pouvez faire aujourd’hui pour vaincre votre syndrome de l’imposteur, vous autoriser le succès, développer ce sentiment de réussite ?

Surmonter l’anxiété grâce aux activités ressources

L’anxiété se caractérise par du stress, de la peur, parfois de l’angoisse. Des maux qui peuvent se traduire par des soucis de santé, des inconforts, une boule au ventre, mais aussi dans des cas de tensions intenses, des crises d’angoisses, des malaises vagaux : ce qui ne s’exprime pas s’imprime dans votre corps.

Pour surmonter ces pensées, je vous invite à identifier vos activités ressources, les moments qui vous aident à vous détendre, vous calmer, vous apaiser. Pour certains ce sera une balade en forêt, pour d’autres geeker sur la PlayStation, peindre, jouer de la musique, danser, faire rien, éveiller sa spiritualité, lire ou prendre le soleil.

Pendant longtemps, nous avons séparé la vie privée de la carrière professionnelle. Pourtant, à la fin de la journée, nous n’avons toujours qu’un seul corps et qu’une seule tête. Peu importe les conseils que l’on vous donne, faites ce qui vous semble juste pour vous ! 

Prendre conscience de ses compétences grâce à la did list

Pour prouver à votre cerveau que les choses avancent (même si ce n’est pas assez rapide à votre goût), vous pouvez prendre un temps en fin de journée ou fin de semaine pour regarder tout ce que vous avez fait, les cases cochées, les dossiers traités, mais aussi le nombre de lessives et assiettes que vous avez lavé. Car tout ce temps passé à gérer le quotidien, c’est de l’énergie ! Alors, dédramatisons tout de suite : les journées ne font que 24 h et il est impossible de rester productif 7/7 J.

Un rythme soutenu n’est pas viable sur le long terme : vous foncez dans le mur de l’épuisement. Apprendre à faire la liste de ce qui a été réalisé, c’est apprendre à ralentir, à prendre du recul : quels sont les projets qui avancent ? Quels sont ceux qui sont en stand-by ? Ont-il évolué ou est-il temps de les supprimer ?

S’autoriser à réussir

Personne d’autre que vous ne peut vous donner l’autorisation de réussir, d’essayer. Si l’absence de légitimité vous colle à la peau, n’hésitez pas à faire appel à un coach, un thérapeute, un psychologue : quelqu’un qui peut vous aider à prendre du recul, à vous réconcilier.

Très souvent, les hypersensibles sont touchés par ces troubles professionnels : lorsque l’on capte tout intensément, il est logique de vivre un sentiment de décalage et de douter de soi. Ce n’est pas un aveu d’échec, c’est simplement une façon différente de fonctionner à appréhender. Pour vous guider dans cette découverte, je vous conseille l’excellent livre « Émotifs Talentueux de Nathalie Alsteen ».

Ce qu’il faut retenir, c’est que vaincre le syndrome de l’imposteur ne se fait pas en trois jours. C’est un apprentissage personnel qui demande d’apprendre à être plus souple avec soi, les autres et les objectifs que l’on se fixe dans le domaine personnel ou dans son emploi. Vous avez le droit de faire des erreurs et de ne pas atteindre les objectifs que vous vous êtes fixés. Cela ne fait pas de vous des incapables : vous avez le droit de craquer, de reconnaître vos limites et de vous accorder des pauses. C’est vital ! 

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