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Syndrome de l’imposteur : apprendre à se faire confiance

Parlons du syndrome de l’imposteur ! C’est le fait d’être convaincu que l’on n’est pas légitime et qu’un jour les autres vont s’apercevoir de notre mascarade. On finit par croire que le peu de choses que l’on réussit, c’est grâce aux autres, à la chance, aux aliens et aux poissons rouges du voisin.

Qu’est-ce que c’est ?

Tel qu’il a été formulé par les psychologues qui l’ont mis au point, le syndrome de l’imposteur (également appelé syndrome de l’autodidacte) se caractérise par trois éléments :

  1. Se persuader que les autres surestiment à chaque fois nos compétences et nos qualités
  2. Croire profondément qu’un jour le masque va tomber et que le monde entier va découvrir notre imposture 
  3. Penser que les réussites viennent d’ailleurs

Est-ce que c’est grave Docteur ? Bonne nouvelle, ça se soigne ! Cette sensation peut apparaître dans tous les domaines de nos vies :

  • “Je n’ai pas de diplôme, je n’ai donc aucune valeur à apporter !”
  • « Je ne suis pas une bonne amie car je n’ai pas su trouver les mots dans telle situation”… ». 

Pourtant, très souvent, ce que tu perçois de toi, ce que tu imagines, n’a pas grand chose à voir avec la réalité ou ce que pensent les autres. C’est simplement le petit vélo dans ton cerveau qui mouline à 890 tours par seconde !

Si tu ne réussis pas à t’en détacher, tu risques de rester paralysé par la peur. Et potentiellement, tu vas t’auto flageller de ne jamais réussir car tu ne passes pas à l’action. Cela enclenche un cercle vicieux qui est moyennement sympathique.

Vaincre le syndrome de l’imposteur

Voyons grâce aux points suivants comment adopter de petites actions chaque jour afin que tu prennes confiance en toi !

1) Faire équipe avec toi même

La première étape est d’avoir un regard bienveillant envers toi-même. Se critiquer, se dénigrer, c’est perdre beaucoup d’énergie que tu pourrais mobiliser ailleurs. Plutôt que de te battre contre toi, il est temps d’apprendre à faire équipe avec toi ! Ce n’est pas forcément facile, mais prendre conscience de ce que tu te dis à toi-même, c’est déjà un grand pas.

2) La méthode des petits pas 

La méthode des petits pas consiste à prendre un grand objectif et à le découper en micro miettes. Par exemple, si tu veux monter l’Everest demain, tu vas commencer par acheter une paire de baskets et aller faire le tour du pâté de maisons pendant 5 minutes tous les matins. Mettre la barre moins haut, ça permet d’avancer doucement, mais sûrement !

3) Établir une did-list

Pour te prouver que les choses avancent, tu peux prendre un temps, en fin de journée ou en fin de semaine, pour regarder ce que tu as fait, toutes les cases que tu as cochées. Les dossiers que tu as rendus, le nombre de lessives que tu as fait tourner, le temps que tu as passé aux courses, à courir après ton chien….

Les journées ne font que 24h et il est IMPOSSIBLE d’être ultra productif 24H/24 et 7J/7. 

Ce n’est pas viable sur le long terme, tu fonces dans le mur de l’épuisement et du burn-out. Donc, apprendre à faire la liste de ce qui a été fait permet de ralentir et de prendre du recul : ce projet a avancé, celui-ci est en stand-by. Est-ce qu’il a encore une place dans mon cœur ? Si oui, comment lui trouver un peu plus de temps ou le planifier sur plusieurs mois ? 

4) Se donner le droit à l’erreur 

Culturellement, ce n’est pas quelque chose de très ancré dans notre société, mais tu as le droit de te planter. Tu as le droit de tout foirer. Quoi qu’il se passe, avec un peu de temps et de recul tu seras en capacité de ne garder que le meilleur et d’apprendre de tes erreurs. Aux dernières nouvelles, aucun être humain n’a réussi à tenir debout tout seul sur deux pieds à la naissance : il a grandi, il s’est développé, il a essayé, il est tombé 98439843981 fois avant de réussir à coller un pied devant l’autre. Ici, c’est pareil.

5) Oser demander de l’aide

Je ne sais pas d’où vient cette croyance de devoir tout réussir tout seul. Oui, nous vivons dans une société essentiellement individualiste, mais ensemble, on va plus loin. Apprendre à demander de l’aide, apprendre à déléguer, apprendre à nommer ses émotions, c’est salvateur pour s’épanouir pleinement et s’affirmer.

6) Transformer les “mais” en “et”

En théâtre d’improvisation, on dit que nous n’avons pas le droit de refuser une proposition de jeu. Les “oui MAIS” n’existent pas !

Je vais prendre un exemple : tu as réussi un super projet et ton boss te félicite. Tu peux répondre “Merci, MAIS vous savez, je n’aurais jamais pu y arriver toute seule, sans l’appui de la pluie, du beau temps et des hamsters on aurait foiré…”. Ou simplement le transformer en “Merci de reconnaître mon travail. Ce projet a réussi, car nous avons su collaborer tous ensemble”. Sur le fond, on dit la même chose mais pas de la même façon et finalement, ça change tout. Tu as de la VALEUR (bordel !).

7) Connaître ses talents

Apprendre à se connaître, c’est savoir où sont tes points d’alertes et connaître les ressources sur lesquelles tu peux t’appuyer. Pour prendre conscience de tes talents, je te conseille mille fois le test Top 5 CliftonStrengths. Ce test a été un énorme déclencheur dans ma vie car en lisant les résultats, j’ai eu cette révélation “c’est vraiment moi !”. 

8) Fous-toi la paix

Les défis, les challenges, la détermination, ce sont des mots qui vibrent très fort chez moi. Mais le revers de la médaille, c’est le perfectionnisme et l’ultra performance : on ne peut pas continuellement aller toujours plus haut et toujours plus loin. 

Il n’y a pas de “il faut” qui tienne. Tu as le droit de ne pas être à la hauteur. D’accepter les compliments des autres. Oser FAIRE RIEN. Tu n’es pas en compétition avec toi-même. Tu peux accepter de ne pas être un super héros ni wonder woman, de craquer, de reconnaître tes limites et de t’accorder des pauses. C’est vital !

Et si tu ne sais pas comment ralentir, observe le comportement d’un chat pendant 24h et tu fais pareil (parce que ces bestioles là, elles ont vraiment tout compris !).

En passant à l’action, un pas après l’autre, en demandant de l’aide et en apprenant à te connaître, tu pourras regarder le syndrome de l’imposteur droit dans les yeux et l’envoyer valser.

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